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La performance par l’intensité de l’effort ou par la durée ?

Comment les Néerlandais font pour rafler un maximum de médailles en patinage de vitesse ?

Encore cette année aux JO de Sotchi, les Néerlandais ont eu énormément de médailles en patinage de vitesse. Quel est leur secret ? Que font-ils que les autres pays ne font pas ?

La réponse est qu’ils s’entraînent lentement pour patiner vite. Cela semble bizarre, non ? Pour n’importe quel sport on apprend à travailler vers un climax assez tôt, à s’entraîner de plus en plus pour atteindre des sommets. Et de les atteindre à répétition. Donc comment ça se passe pour les Néerlandais ?

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Aux Pays-Bas, on a construit pas mal de stades couverts ou, même en été, on peut patiner. Donc premièrement, les Néerlandais s’entraînent toute l’année. Deuxièmement, et là, ça semble plus paradoxal, ils travaillent moins dans l’intensité, mais plus dans la durée à basse intensité. Ils disent que si on s’entraîne trop intensément, on doit fournir des efforts de manière tellement concentrée que cela nuit à l’endurance. Plus on étale les efforts dans le temps, plus l’organisme est capable de donner un grand effort ponctuel, car il y est préparé en douceur depuis longtemps.

Et si ce type d’entraînement marche pour le patinage de vitesse, pourquoi il ne fonctionnerait pas dans d’autres domaines ?  Cela semble une évidence dans la vie de tous les jours.

Par exemple pour l’école ou les études, il est clair que si nous étalons nos efforts toute au long de l’année, l’apprentissage se fait en profondeur et non pas, juste pour l’examen à passer. En travaillant uniquement pour nos examens, ce que nous apprenons ne reste pas souvent longtemps présent dans le cerveau. Le court terme peut être utile pour obtenir une bonne note, mais la connaissance n’a pas eu le temps de s’ancrer dans notre cerveau.

D’ailleurs, pour tout ce qu’on apprend dans la vie, plus on pratique, plus on devient expert, il me semble. J’y vois un double avantage. Tout d’abord, il s’agit d’apprendre vraiment. D’enraciner des connaissances dans le cerveau. Et puis, et cela n’est pas négligeable, on y prend plus plaisir, car l’effort est étalé. Donc je vous dis : apprenons en douceur et pendant longtemps pour en profiter un maximum.

Qu’en dites-vous ? Est-ce que un entraînement ou  apprentissage lent vous semble aussi plus bénéfique que des efforts tous azimuts ?

Comment vivre avec un handicap lourd (ou léger) et comment booster la confiance de nos enfants ?

Comme vous le savez ou peut-être pas, j’ai un fils avec un handicap. Mais il y a handicap et handicap. Mon fils peut être considéré comme chanceux par rapport à bien d’autres. Je fais référence dans cet article à Nick Vujicic. J’ai déjà publié une vidéo fiction sur ma page « inspirations » où la différence est mise à l’honneur. Ci-dessous un lien vers une nouvelle vidéo d’à peine 3 minutes publiée sur et avec Nick.

Nick est né sans membres et malgré son handicap est devenu conférencier international. Evidemment il est passé par des phases de désespoir. Jusqu’à vouloir se suicider. Mais c’est aussi ce handicap qui l’a poussé et amené là où il est aujourd’hui. Et lorsqu’on est un être valide, c'est-à-dire avec des membres, et qui fonctionnent de surcroit, on se dit en voyant Nick, qu’on n’a pas le droit d’être désespéré, de vouloir abandonner. Tout le monde a sa croix à porter dans ce monde. Oui, ok, et après ? Pourquoi je parle de cela ?

Mon fils a donc un handicap minime. C'est-à-dire que ses mains ne fonctionnent pas comme il faut. (Il a un ordinateur pour écrire et n’est pas encore très autonome pour la toilette et les repas malgré ses 13 ans aujourd’hui.) Psychologiquement il n’est pas non plus comme les autres, car il est hypersensible. Mais qui ne l’est pas aujourd’hui ? Ce que je veux dire est que cette « différence » le dérange encore aujourd’hui. Il voudrait être comme les autres.

Nous essayons avec mon mari de lui dire que sa différence est sa force. Ce sont encore des paroles vides de sens pour un gamin de 13 ans. Il aimerait bien, mais ce n’est pas évident à cet âge. Car les ados de son environnement ne sont pas encore larges d’esprit ; il a du mal à se faire des copains. Ils ne le détestent pas, mais ne sont pas forcément proches de lui, cet E.T…

Il est donc primordial pour nous de lui montrer sa force, de lui raconter ce qu’il a accompli. Il est clair qu’avec son passé d’hospitalisations (mensuelles pendant 5 ans), il a fait preuve de patience, de courage et de persévérance ! Il a réussi à guérir de sa thrombopénie, ce qui est un vrai exploit ! Il est mature pour plein de choses  (et totalement à l’ouest pour d’autres). Il est original, drôle et adore écrire (comme tous les membres de la famille Rigolant) Donc je vois une ribambelle de choses positives. Il faut juste qu’il les voie de la même manière.

Mais bon, en tant que parent, on a encore un peu de temps pour l’amener à l’autonomie et à la « super confiance » en lui !

Enfant handicapé ou pas, tout parent rencontre des difficultés avec sa progéniture. Qu’en dites-vous et comment faites-vous pour que votre enfant soit confiant en lui et en son avenir ?

Prenons exemple sur Nick Vujicic et comment se relever quand on tombe. Voici le lien vers sa vidéo :

http://www.youtube.com/watch?v=ZOPf8rHV-Tk

Dites-moi dans les commentaires ce que vous faites pour booster la confiance de vos enfants.

Un BAC scientifique ou rien

« Les « matheux » sont assimilés à des génies, les économistes à des prophètes, les poètes à des cancres et les philosophes à des choses inutiles. » Extrait d’un article apparu sur Rue 89 fin 2011 dont le lien se trouve en bas de ce billet.

Même si vos enfants sont encore petits ou justement déjà adultes, nous avons presque tous connu cela. C’est comme si rien n’avait changé en 30 ans…

J’ai une fille qui passe son bac cette année. Un bac littéraire, presque un gros mot…. : littéraire. D’où vient cette obligation de faire un BAC scientifique ou économico-social ? La filière littéraire étant considérée comme la filière des  « losers », chaque parent qui se respecte conseille à son enfant de faire un BAC S ou ES, non ? 

Je rigole, car dans ce cas, j’aurais lamentablement échoué avec ma progéniture et d’ailleurs dans ma vie à moi aussi. Car moi aussi, j’ai fait un BAC littéraire. Ca date un peu et c’était dans un autre pays (les Pays-Bas) mais enfin, toujours est-il que j’avais ajouté à  mes  4 langues étrangères, des maths. Des maths, car « ça fait bien » et en effet, même à cette époque on disait que les scientifiques valaient plus que les littéraires. Résultat des courses, 4 sur 10 au BAC de maths pour moi et chez nous pas de coëf ou quoi que ce soit pour rattraper cela. Toutes les notes étaient jugées de la même manière et comptaient donc autant que  le reste. Bref, j’ai eu mon BAC et c’est ce qui compte. C’est juste dommage pour la moyenne.

Je vous ajoute à la fin de ce billet un lien vers un article où cette obligation à toute épreuve de pousser nos enfants à faire un « bon BAC scientifique » contre leur gré, mais pour leur bien, est dénoncée. Et moi, je fais pareil. Suivre une filière contre son gré peut pousser un ado vers la dépression et nous n’avons franchement pas besoin de cela. Il faut de tout pour faire un monde. Nous avons besoin de scientifiques et de littéraires, sans oublier tous  les autres.

Cependant, il est plus compliqué de conseiller à son enfant une filière lorsqu’il est bon dans celle-ci mais n’a pas envie de poursuivre ses études ou de faire son métier dans celle-là. Il est important de bien vérifier qu’il ne s’agit pas d’une lubie du moment et que c’est bien une vraie passion.

Mon mari et moi avons une philosophie bien simple de la vie : chacun a sa voie et doit la suivre. On peut rencontrer de l’adversité partout et ce qui est sûr c’est que je suis incapable de promettre un job (en or) à mon enfant. Surtout aujourd’hui dans cette société où le chômage est partout. Donc nous disons, fais ce qui te plaît. Car en suivant ta voie, tu respires la santé, le bonheur et l’enthousiasme ! Et avec ce bagage-là, tu arriveras où tu  souhaites arriver. Evidemment il est important de bien se connaître pour bien choisir. Notre rôle de parent est d’aider nos enfants sur ce chemin pour qu’ils fassent un choix juste. Et encore, tout le monde a le droit de se tromper, mais ça c’est une autre affaire…

Qu’en dites-vous ? Etes-vous partisan du BAC S ou ES et rien d’autre ? Comment ça s’est passé pour vous ? Que dites-vous à vos enfants ? Ont-ils le droit de faire un BAC littéraire ou est-ce que ça vous pose un problème ?  Ecrivez dans les commentaires ce que vous en pensez.

http://www.rue89.com/2011/10/15/petit-je-voulais-etre-boulanger-mais-jetais-bon-en-maths-225582

Comment faire gagner du temps à vos enfants

Comment faire gagner du temps à vos enfants

Nous vivons dans une société où tout va vite. Nous essayons d’être performants et efficace, pourtant, nous perdons souvent du temps. Comment cela se fait-il ?

A force, nous créons des personnes qui ont de plus en plus de mal à se concentrer et à se focaliser. Quand mon fils voit tous les devoirs qu’il doit faire pour l’école, il perd vite le courage. Il  ne se sent pas capable de tout finir «dans les temps» et en plus convenablement.

Nous pouvons gagner du temps en prenant le temps. Cela semble bizarre, mais il est question ici de la capacité de tout à chacun de se concentrer sur la tâche. Pour ce faire, il y a plusieurs manières. Il faut d’abord savoir s’organiser. Et cela, nous pouvons l’apprendre à nos enfants.

Voici donc mes astuces pour faire gagner du temps à mes enfants.

 

Règle numéro 1 : Leur faire confiance et leur apprendre à cultiver leur confiance en eux.

Je pense que cela est la règle numéro un dans l’éducation. Nous avons trop tendance à ne pas être assez constructifs et positifs. Pour l’éducation des enfants, il y a souvent une punition à la clé si le travail n’est pas bien fait, si la note n’est pas bonne. Nous avons tort de faire cela pour plusieurs raisons. D’abord, cela n’est pas très motivant de se faire disputer dans une situation d’échec. Si cela se répète régulièrement, l’enfant perd petit à petit toute confiance en lui et le cercle vicieux est installé. Il va d’échec en échec. Pourtant, nous devons le savoir en tant que parent et éducateur, c’est en tombant qu’on arrive à marcher un jour. Nous aidons nos enfants à se relever quand ils apprennent à marcher. De même, nous devons le faire jusqu’à leur totale autonomie, c’est-à-dire les aider à retrouver leur confiance en eux après un échec, car c’est l’apprentissage. Et la maîtrise est au bout. C’est aussi comme cela que l’on se construit.

 

Règle numéro 2 : Arrêter de procrastiner et agir avec concentration.

La plupart de nos enfants ne sautent pas de joie pour faire leurs devoirs et ils ont tendance à les remettre à plus tard. Le problème est que dans ce cas, la tâche semble devenir de plus en plus ardue ; la montagne de plus en plus infranchissable. Il vaut mieux les encourager à s’y mettre tout de suite (mais après une petite période de détente en sortant de l’école, comme le goûter bien sûr). Ils gagneront en temps libre après les devoirs et ils seront surtout plus zen, car le travail sera fini. Si la charge du travail à effectuer le permet, il est évidemment plus efficace de le faire sans interruption. Donnez alors comme consigne à votre enfant d’éteindre son portable, s’il en a, de se concentrer sur le travail et de rester derrière son bureau jusqu’à ce qu’il ait fini.

 

Règle numéro 3 :  Diviser les tâches

Si le travail est conséquent et ne peut être fait en une heure ou deux, nous avons intérêt à apprendre à nos enfants à diviser la tâche en plusieurs tronçons. Ils apprendront à s’organiser et à étaler leur travail de manière plus efficace.  De petits bouts de travail déjà accomplis mènent généralement vers un résultat probant ; et cela est motivant.

 

Règle numéro 4 :  Prendre distance

Lorsqu’une tâche paraît tellement difficile, qu’elle semble insurmontable, nous devons faire appliquer ces 3 règles par nos enfants. Mais avant de leur faire entendre raison, il peut être nécessaire de leur faire prendre de la distance. Il existe différentes manières pour cela.

Pour un enfant qui ne tient pas en place, il peut être utile de lui faire faire des respirations par le ventre. Vous vous installez avec lui et lui donnez des consignes calmement. Vous lui dites : « Pose tes mains sur ton ventre et inspire en comptant jusqu’à  8. Ton ventre se gonfle. Ensuite tu expires en comptant pareil et ton ventre se dégonfle. » Vous faites cela avec lui sur 10 respirations et il aura déjà retrouvé un certain calme. Commencez tôt cet exercice, car il en tirera un bénéfice tout au long de sa vie.

Pour un enfant qui est au bord de la crise de larmes et qui commence à paniquer, cela peut être une solution de le faire rire pour qu’il se détende. Racontez-lui une histoire drôle sur vous dans une situation similaire lorsque vous étiez enfant pour détendre l’atmosphère. Evidemment une situation qui s’est bien finie Rigolant.

 

Voici quelques astuces que j’applique avec mes enfants et qui portent leurs fruits. Ces astuces leur font gagner du temps, tout en prenant le temps qu’il faut. Il s’agit là d’un apprentissage nécessaire et très utile dans la vie d’aujourd’hui.

J’ai écrit cet article dans le cadre de l’événement interblogueurs d’Olivier Roland sur son blog http://www.des-livres-pour-changer-de-vie.fr/

Ecrivez dans les commentaires ce que vous pensez de ces 4 règles et donnez-moi vos astuces à vous.

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Le bilinguisme

Etant Néerlandaise, mon rêve a toujours été d'avoir des enfants parfaitement bilingues. Cela me semblait une évidence et je ne pensais pas que ce serait difficile dans la pratique. Et pourtant....

J'ai une fille et un fils avec un papa français. Mes enfants n'ont absolument pas réagi de la même manière à mes tentatives (si tentative il y avait) pour leur apprendre une deuxième langue. En effet, j'aurais pu parler de deux premières langues, mais je pense que c’est faux. Je considère que la première langue est celle du pays où l'on vit, car c'est celle que les enfants entendent le plus souvent (sauf si on garde les enfants enfermés à la maison, mais ce n'était pas le cas des miens).

Ma fille est l'aînée et j'avais plein de rêves à sa naissance. J'ai donc commencé à lui parler le néerlandais au berceau, même si je me disais : quelle imbécile, je parle à un bébé qui ne comprend rien.... (C'est ce que je pensais l'époque, plus du tout maintenant. Ce sera un autre sujet.....) En tout état de cause, je n'ai pas continué à lui parler dans ma langue, pour la simple raison que, dès qu'elle a commencé à parler, elle me répondait en français. J'aurais dû persévérer, mais le bouton dans ma tête n’était pas si souple.... je le mettais donc sur "français". Dommage.

Cependant, ma fille a gardé les bases de cette autre langue et comprend sa famille néerlandaise. Elle en a donc une connaissance passive. Il y a quelques années elle a passé 3 mois dans une highschool anglophone au Canada et parle anglais comme si elle était Canadienne. De plus, cela lui sert aussi aux Pays-Bas, car la plupart des membres de sa famille (comme beaucoup de Néerlandais) parlent l'anglais. Donc pour elle, le néerlandais vient en 3ème ou 4ème position (car il y a l'espagnol également), mais enfin, elle a beaucoup de facilités pour switcher et c'est cela qui compte !

Mon fils par contre, a plus de difficultés. Comme vous le savez si vous avez lu mes autres billets, il a un handicap et il a eu beaucoup de soucis de santé. A cause des problèmes qu'il a eus, tout apprentissage depuis le berceau s’est avéré difficile. S'asseoir, marcher, parler, chaque chose dite "facile" pour les personnes nées en bonne santé, a été compliquée pour lui. J'ai donc décidé de ne pas en rajouter et de le laisser tranquille côté bilinguisme.

Résultat : il ne parle pas d'autres langues pour l'instant. Il ne connaît pas vraiment le néerlandais. Et l'anglais à l'école (il est en sixième) ne compte pas parmi ses matières favorites.... En fait, il manque totalement de confiance en lui, ce qui est normal au vu de son passé. Un passé lourd d'hospitalisations, d'une guérison qui ne voulait pas venir et dont il ne connaissait pas les bénéfices (car malade depuis ses premiers souvenirs).... Je fais les devoirs d'anglais avec lui. On travaille très dur et ça ne vient pas tout seul. Cependant, il y a du mieux, car les efforts commencent à payer. Et quand il obtient une bonne note, cela le motive et il commence à croire en ses capacités. Car, pour lui c'est dur de se savoir entouré d'une famille "douée pour les langues". Cela l'a bloqué pendant un certain temps. Donc les encouragements sont primordiaux parce qu’il a tendance à focaliser sur une mauvaise note.

La leçon de mes expériences est donc que la réalité ne suit pas toujours ses rêves. Cependant, ce n'est pas une raison pour laisser tomber tout effort. A un moment on en tire TOUJOURS un bénéfice. Pour mes enfants c’est une plus grande ouverture d'esprit envers les autres, une oreille «souple» et habituée à entendre plusieurs langues et une curiosité d’autres cultures.

Alors, ce n'est pas positif tout ça ?

A présent, dites-moi quelles sont vos expériences avec les langues. Faut-il parler une autre langue coûte que coûte ? Est-ce que parler une autre langue vous a ouvert des portes ? Ou bien, ne pas parler d'autres langues, a été un obstacle dans votre vie personnelle et/ou professionnelle ? Est-ce que vous pensez que c’est indispensable pour vous et/ou pour vos enfants d'être bilingues ?

Je suis curieuse de vous lire !

 

 

Faire de son handicap sa force

 

Comment trouver la force quand on a un handicap ? J'ai publié une vidéo très émouvante sur ma page "inspirations" qui montre une force incroyable : comment mettre en valeur sa différence ? Comment gérer les moqueries ? Les subir, y faire face, se battre ?

Ayant un fils avec un handicap qui n'a rien à voir avec celui qui est montré dans la vidéo, c'est une question que je me pose tous les jours....

Comment est-ce que vous gérez le handicap de votre enfant ?

Comment vous vivez avec votre handicap ?

Donnez-moi vos commentaires sur la vidéo et répondez à une des questions si vous êtes concerné.

http://www.youtube.com/embed/FWNnO65ugJE

 

Que peut-on faire pour être zen quand on a un enfant malade à l’hôpital ?

Cela m’est arrivé comme à tant d’autres parents…

Dans la vie, nous rencontrons tous des difficultés. Mais quand ces difficultés concernent nos enfants, nous avons du mal à faire face.

Quand à l’âge de trois ans, notre fils commença à avoir des saignements de nez réguliers, nous avons d’abord pensé qu’il ne fallait pas en faire tout un plat. Mais nous avons consulté un médecin quand ces saignements se répétaient de plus en plus souvent et duraient longtemps. Celui-ci ne trouva rien et plusieurs mois s’écoulèrent encore. Lorsqu’un matin, notre fils se réveilla dans un bain de sang, le médecin estima bon de faire une prise de sang. Cette prise de sang fit basculer notre vie dans le stress le plus total. Notre fils avait une pancytopénie. En clair, tout manquait dans son sang et il fallait l’hospitaliser d’urgence pour faire une transfusion et une perfusion médicamenteuse dans la foulée. La première nuit à l’hôpital fut extrêmement éprouvante. Le stress nous avait pris dans son étau et les mots « lâcher prise » n’avaient aucun sens.

Le traitement de notre fils fut efficace mais pas pour longtemps. Il était atteint d’une pancytopénie idiopathique. En clair, une maladie auto-immune sans cause connue. A donc commencé une période de 5 ans de stress avec des hospitalisations mensuelles et de la souffrance. De la souffrance pour lui, mais aussi pour nous, ses parents et sa sœur. Il semble que, quand cela vous arrive, tout votre entourage en pâtit.

Je n’écris pas ces lignes pour raconter nos malheurs, mais pour vous dire comment finalement j’ai fait pour m’en sortir. Je parle au singulier, car chaque être humain est différent et ici il s’agit de ma méthode de survie personnelle.

Heureusement pour nous, notre fils va beaucoup mieux et notre vie s’est normalisée depuis. Quand des coups durs comme celui-ci vous tombent dessus, vous aimeriez bien avoir une boîte à outils tout près afin de ne pas vous effondrer totalement.

Cette boîte à outils, il m’a fallu plus de 5 ans pour l’intégrer dans ma vie, la faire mienne, même si les vieilles habitudes ont la peau dure. Je vous présente ici mes 4 outils qui, je l’espère, pourront vous être utiles.

 

Outil numéro 1 : Retrouvez votre calme dans la respiration ventrale

La première des choses à se mettre dans la tête est que, même si c’est horrible de voir son enfant souffrir, et que vous souhaitez changer de place avec lui, vous ne le pouvez pas. Donc, il est primordial de rester zen pour votre enfant, de représenter plutôt une force tranquille qu’une boule de stress qui ne ferait qu’empirer la situation. Pour y arriver, un repli sur soi est obligatoire. Mais comment peut-on faire cela quand on est en situation de crise ?

Il faut espérer que vous n’êtes pas seul au chevet de votre enfant, que votre conjoint ou un membre de la famille ou un ami soit avec vous. Si ce n’est pas le cas, ( une urgence en plein milieu de la nuit par exemple), demandez au personnel soignant de prendre votre place pendant quelques minutes. Ces quelques minutes éloignées du lit de votre enfant (allez dehors ou allez boire quelque chose de chaud), vont vous permettre de vous recentrer. Le mieux c’est de fermer les yeux et de respirer lentement par le ventre. Il faut se concentrer sur soi, se mettre dans sa bulle et se parler pour s’apaiser.

Les respirations profondes font baisser d’un cran tout le stress cumulé et permettent de prendre un peu de distance. On se parle à soi-même comme on voudrait que l’on vous parle. Vous n’y êtes pour rien à ce qui arrive et vous aimez votre enfant ET vous vous aimez vous-même !

Lorsque vous aurez retrouvé votre calme, vous pourrez plus facilement commencer à analyser la situation. Je ne parle pas de savoir ce qu’a votre enfant ou comment faire pour le guérir, mais plutôt d’analyser la position que vous avez vis-à-vis de votre enfant, votre comportement aussi. Vous êtes son référent. Il dépend de vous. Il vous fait confiance. Vous êtes responsable de lui. Et vous ne pouvez pas prendre sa place.

Vous arriverez à la conclusion que la meilleure chose à faire est de garder ce calme relatif que vous venez d’obtenir. Ce calme est apaisant pour l’enfant ainsi que pour vous et peut être d’un grand secours.

Outil numéro 2 : Echangez, communiquez avec d’autres parents

Lorsqu’une période d’analyses commence pour essayer de savoir de quelle maladie souffre votre enfant, il est important de parler de vos difficultés. Ouvrez votre cœur à votre entourage. Si personne autour de vous ne peut vous aider, vous trouvez en général sur internet des forums sur toutes sortes de maladies. Les échanges avec des parents qui vivent la même chose que vous sont un grand soutien. Il ne faut surtout pas se replier sur soi, même si c’est souvent une tendance naturelle. L’effet bénéfique est que l’on sait qu’on n’est pas seul, que d’autres peuvent aussi comprendre ce que vous vivez.

Outil numéro 3 : Aimez et vivez !

A un moment donné, malgré tout, la vie reprend le dessus. Vous êtes en vie, même si votre enfant peut être très malade et qu’il n’y a peut-être plus d’espoir. Cela sonne très dur, mais c’est un fait. Vous êtes plus utile en ne vous morfondant pas sur le sort de votre enfant et donc sur le vôtre et en pleurant du matin au soir. Si vous manifestez votre amour et votre joie de vivre, cela est d’un secours très important pour votre enfant. Il se rend compte de la beauté de la vie et de l’amour que vous lui portez. Cela peut l’aider sur le chemin de la guérison ou bien dans l’acceptation du pire. L’amour est la chose la plus importante dont nous sommes tous issus. C’est la force qui peut faire bouger des montagnes, donc il faut la manifester.

Outil numéro 4 : Parlez à vous-même et motivez-vous !

Les traitements peuvent être durs et longs et la vie continue. Vous devez organiser tout autour de la maladie. Il est donc important de commencer chaque journée avec une pensée positive, même si parfois le cœur n’y est pas. Poussez-vous à vous parler de manière positive devant la glace tous les matins. Si vous avez du mal, écrivez un texte d’affirmations positives que vous accrochez sur votre miroir et lisez-le tous les matins en passant dans votre salle de bains.

La force des paroles parlées et écrites est immense et vous aidera à croire à vos affirmations. Une affirmation répétée des centaines de fois devient une réalité. Vous commencerez ainsi la journée d’une manière positive. Cela a une grande valeur pour vous et pour votre enfant !

 

Voilà donc mes 4 outils qui sont devenus des habitudes pour vivre au jour le jour avec la maladie de notre enfant. J’espère qu’ils vous aideront à retrouver un peu de sérénité et à être zen au quotidien si vous avez un enfant malade !

Si parmi les 4 outils, vous pouvez en appliquer 3 au minimum, vous aurez 3 nouvelles habitudes indispensables pour être zen au quotidien.

J’ai écrit cet article dans le cadre de ma participation à l’événement interblogueurs de http://www.habitudes-zen.fr

Dites-moi ce que vous pensez de ces 4 outils.  Vous pouvez laisser un commentaire en cliquant sur l'icône au-dessus de l'article.